Présentation
Tous vos commentaires seront les bienvenus.
L'expression russe, ici transcrite phonétiquement, "na
remont" correspond mieux, dans mon esprit, que son équivalent français "en construction" à ce que je vais tenter de mettre en place sur ce site.
La langue russe nous fait la grâce d'emprunter un joli pourcentage de ses mots au français sans trop nous embrouiller, comme sa perfide collègue anglaise, en en changeant
le sens au passage. Elle leur rajouterait plutôt du piquant, de l'épicé.
Voulez-vous un exemple ? La "dijournaïa" russe n'est autre qu'une femme de service. Vous avez bien sûr repéré le " de jour" français. Ici ont été ajoutés la force corporelle, l'acidité
des remarques, le pouvoir de la femme en charge de quelque service, prompte à vous aider ou a vous envoyer balader si tel est son bon plaisir !
Le "na remont" d'où surgit l'idée de réparer, de remonter, de remettre en marche, d'améliorer, précise qu'il y a - sans doute- déjà eu, à un moment donné, quelque chose qui
fonctionnait, ce que n'indique pas le français "en construction" tendu vers un à-venir encore indéfini.
Je vais donc tenter d'ordonner ce qui déjà existe dans ce récit, non pour classer- je suis allergique à la classification qui bride l'imagination- mais pour ajouter un peu de chair vive aux
personnages et pour vous permettre, si le coeur vous en dit, d'en savoir un peu plus sur eux, avant qu'eux-mêmes n'utilisent cette partie de leur personnalité qui leur est encore
inconnue.
Un roman dans le roman ? Qui sait ! Vos propres commentaires pourraient ajouter ou proposer une reconstruction de leur passé - mais pas de leur avenir : tout être même de papier a droit à
son libre-arbitre, n'est ce pas - qui s'intégrerait à ce que mon imagination propose.
Il faudra vous armer de patience. Pour l'instant, rien n'est en place et ces nouvelles "catégories" sont encore vides ; mais je ne désespère pas de trouver, enfoui dans quelque partie de mon
crâne ou du leur, ou du vôtre (?), de quoi enrichir les mécaniques mentales ici mises en action.
La difficulté n'est pas tant de dessiner soi-même (quoique...) ou de choisir un dessin mais plutôt de l'accorder au texte.
Il ne doit pas s'agir d'illustrations encore moins d'explications illustrées comme, par exemple, dans une bande dessinée où texte et dessin sont complémentaires et inséparables la plupart du
temps, mais d'une approche autre du caractère, du moment de vie des personnages.
Peut-être faudrait-il parler d'un point de vue et d'un éclairage différents comme lorsque les poursuites au théâtre accompagnent et soulignent les déplacements des comédiens. Il peut aussi
s'agir d'une manière équivoque puisque non explicative de soulever un bout du voile sous lequel l'énigme se tapit.
L'absence de dessin ou de peinture aura également une signification bien particulière que le visiteur pourra à son gré évaluer.
Allez savoir !
Ce roman s'organise autour des échanges de lettres entre les divers protagonistes et des interventions de l'auteur appelées "Palier" ou "intermezzi". S'ajoutera et s'intercalera
plus tard une autre série intitulée "Tracés".
Les Intermezzi s'efforcent à un éclairage plus poétique du déroulement de la matinée qui vit "l'effacement" d'Iliannah. Est-ce
le terme juste ? L'histoire, sans doute, le dira.
Dans les Paliers, l'auteur décrit un moment de l'histoire de son propre point de vue et non plus de celui des protagonistes.
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